Macédomienne / Macedomine

Philippe Lafontaine

(Belgium 1990)

Quand elle pleure, c'est toute l'Adriatique 
Qui se déchaîne dans ses yeux 
Quand elle dort, c'est pas très loin d'Ohrid 
Elle fait des rêves au bord de beaux lacs tout bleus 
Je la revois, petite fille aux pieds nus
De la pluie dans ses cheveux 
Dans sa maison, au sol en terre battue
Elle a laissé les illusions de tous ses jeux 

Qu'elle veut rien qu'à elle 
Elle a le charme des Macédomiennes 
C'est vital que je l'aime, que j'y tienne 
Quoique vous fassiez, quoique vous pensiez 
Mais elle est plus belle 
Ceux qui s'en défient qu'ils y viennent 
Ils verront combien j'y gagne et qu'elle est mienne 
Vous pouvez crier, vous pouvez pleurer, vous pouvez rire 
Surtout pas d'elle 

Quand elle se couche sur fond de colline
Elle fait de mon corps ce qu'elle veut 
C'est un tournesol émigré dans la vigne 
Au cœur aride et qui fait flamme de tout feu 
Un cri tzigane caché dans ses murmures
Elle vit l'amour sans désaveu 
Quand elle se bat du haut de ses blessures
Elle fait semblant de tout
Elle fait la nique aux dieux 

Trop ont envie d'elle 
Elle a le charme des Macédomiennes 
C'est vital que je l'aime, que j'y tienne 
Quoique vous fassiez, quoique vous pensiez 
Mais elle est plus belle 
Et ceux qui s'en défient qu'ils y viennent 
Ils verront combien j'y gagne et qu'elle est mienne 
Vous pouvez crier, vous pouvez pleurer, vous pouvez rire 
Surtout pas d'elle

When she weeps, itís the whole Adriatic
That breaks out in her eyes
When she sleeps, itís not very far from Ohrid
She experiences dreams by beautiful blue lakes
I see her back, a little girl on bare feet
Rain in her hair
In her house, on the earthen floor
She omits the illusions of all her games

She wants nothing but herself
She has the charm of Macedomines
Itís vital that I love her and keep her
Whatever you may do or think
She is the most beautiful
People who distrust that sheíll come
Theyíll see that Iíll win and that sheís mine
You can cry, you can weep, you can laugh
Certainly not about her

When she sleeps at the bottom of the hill
She makes from my body what she wants to
Itís a sunflower emigrated to the vineyard
With a heart of stone, she makes a flame of a whole fire
A gipsy cry hidden in those murmurs
She lives love without disfavour
When she fights from the antiquity of her wounds
She pretends everything
She mocks God

Too many desire her
She has the charm of Macedomines
Itís vital that I love her and keep her
Whatever you may do or think
She is the most beautiful
People who distrust that sheíll come
Theyíll see that Iíll win and that sheís mine
You can cry, you can weep, you can laugh
Certainly not about her